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Budget & Conduite

Permis camping-car : ce que couvre le B, et le piège du poids tracté

Portrait de Luc Morvan Luc MorvanJournaliste Publié le Relu le
Permis camping-car : ce que couvre le B, et le piège du poids tracté
3min

Points à retenir

  1. Le permis B autorise la conduite d’un véhicule dont le PTAC est inférieur ou égal à 3,5 tonnes, avec au maximum 9 places assises conducteur compris.
  2. Remorque de 750 kg ou moins : aucune condition supplémentaire.
  3. C’est le cas typique du porte-voiture ou du van à chevaux derrière un camping-car familial.
  4. L’immobilisation est possible au-delà de 5 % de dépassement.

On ne va pas se mentir : c’est la question qui bloque le plus de locations, et elle se règle en trente secondes avec la carte grise sous les yeux.

La règle, simplement

Le permis B autorise la conduite d’un véhicule dont le PTAC est inférieur ou égal à 3,5 tonnes, avec au maximum 9 places assises conducteur compris. Au-delà, il faut le permis C1. Une exception : si votre permis B a été délivré avant le 20 janvier 1975, il couvre au-delà de 3,5 tonnes. Source : service-public.gouv.fr, page mise à jour le 09/03/2026.

Le chiffre à regarder est le PTAC figurant sur la carte grise (rubrique F.2), pas le poids à vide ni le poids constaté.

Les remorques, où tout se complique

Camping-car Chevrolet gare a l'exterieur
Photo : JOHN LLOYD from Concrete, Washington, United States — CC BY 2.0 (Wikimedia Commons)
  • Remorque de 750 kg ou moins : aucune condition supplémentaire.
  • Remorque de plus de 750 kg : autorisée avec le permis B si l’ensemble ne dépasse pas 3 500 kg.
  • Ensemble entre 3 500 et 4 250 kg : formation B96 (7 heures).
  • Au-delà : permis BE.

Le piège que personne ne voit venir

Un camping-car de 3,3 tonnes qui tracte une remorque de plus de 750 kg, avec un poids total roulant supérieur à 3,5 tonnes, bascule dans le régime lourd — sans que son PTAC ait bougé d’un gramme. C’est le cas typique du porte-voiture ou du van à chevaux derrière un camping-car familial.

La surcharge : l’infraction la plus fréquente

Camping-car vintage Commer PB expose lors d'un rassemblement
Photo : Sicnag — CC BY 2.0 (Wikimedia Commons)

Il est interdit de faire circuler un véhicule dont le poids réel excède le PTAC (art. R. 312-2 du code de la route). La sanction est une contravention de 4e classe, 135 €, appliquée autant de fois qu’il y a de tranches d’une tonne de dépassement. L’immobilisation est possible au-delà de 5 % de dépassement.

Le « 90 € » que répètent beaucoup de sites est l’amende minorée : le forfait est de 135 €.

Un camping-car de 3,5 t avec le plein d’eau, quatre personnes, des vélos et un porte-vélos est très souvent en limite. Le réflexe utile avant un départ en famille : passer sur une bascule publique.

La vitesse : 110, pas 90

Au-delà de 3,5 tonnes, l’article R. 413-8-1 du code de la route — qui vise les véhicules destinés au transport de personnes de plus de 3,5 t et jusqu’à 12 t — fixe 110 km/h sur autoroute, 100 km/h sur route à chaussées séparées, 80 km/h sur les autres routes.

⛔ Presque tout le web écrit « 90 km/h » en citant l’article R. 413-8. Mais R. 413-8 régit les véhicules de marchandises. Un camping-car transporte des personnes : il est de catégorie M1. Citer R. 413-8 pour un camping-car est un contresens.

Contrôle technique et assurance

Pour un camping-car M1 de 3,5 t ou moins : premier contrôle dans les 6 mois précédant le 4e anniversaire, puis tous les 2 ans. Depuis le 01/01/2026, le contrôleur vérifie aussi les campagnes de rappel constructeur graves. Au-delà de 3,5 t, la périodicité a été alignée par le décret n° 2017-208 : ce n’est plus annuel. Défaut de contrôle technique : 135 €.

L’assurance est obligatoire en circulation comme en stationnement (art. L. 211-1 du code des assurances) — donc aussi pour un camping-car remisé l’hiver. Le défaut d’assurance est un délit : 3 750 € d’amende, forfait délictuel de 500 €.

Pour les prix et les saisons : louer un camping-car en 2026.